StarVR, le casque des parcs d'attractions du futur

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StarVR, le casque des parcs d'attractions du futur
26 Mai, 2018
Photo : EMAAR ENTERTAINMENT

 

Les casques de réalité virtuelle StarVR ne sont pas fait pour la maison. L'entreprise, possédée majoritairement par Acer, veut s'imposer sur le marché des parcs de loisirs dédiés à la VR.

 

Comment imposer les casques de réalité virtuelle sur le marché du divertissement grand public, alors qu’ils peinent encore et toujours à trouver leur place dans les foyers ? Voilà l’épineuse question qui titille nombre de constructeurs.

Acer, entreprise principalement connue pour ses laptops, pense avoir trouvé la solution avec le lancement d’un premier parc d’attraction en réalité virtuelle à Dubaï.

 

C’est à l’occasion de sa conférence de presse annuelle, qui s’est tenue à New York les 23 et 24 mai, que l’entreprise taïwanaise a dévoilé des images de ce parc d’attractions, sobrement intitulé "PVRK" et qui a été lancé en toute discrétion au début du mois de mars sur un espace d’un peu moins de 7 000 m2 à Dubaï. Construit par Emaar Properties, l’une des deux grandes sociétés immobilières dubaïote, le parc est équipé des casques de StarVR, le constructeur de casques de réalité virtuelle dont Acer est l’actionnaire majoritaire.  

 

Dans une bande-annonce un peu brouillonne, on distingue un certaine nombre d’attractions dédiées à la série "The Walking Dead" ou au jeu vidéo "John Wick Chronicles", basée sur la franchise de films avec Keanu Reeves. On aperçoit aussi une réalisation en miniature de la ville de New York où se promènent des voitures volantes. On vous laisse regarder.

StarVR, le casque en 5k qui fait mal

Comme nous le disions, ce parc est équipé de casques StarVR, une entreprise basée en France dont Acer est devenu l’actionnaire majoritaire en 2017 à la faveur d’un investissement de cinq millions de dollars. StarVR est désormais une joint-venture (une entreprise partagée entre deux entités) entre Acer et la société de développement de jeux vidéo suédoise Starbreeze, notamment à l’origine du jeu "PayDay", qui a eu droit à sa déclinaison en réalité virtuelle. 

 

L’entreprise s’est faite un nom avec son premier caque, celui-là même qui équipera le parc d’attractions de Dubaï, dont les performances dépassent largement celles de ses concurrents. Celui-ci est doté d’un très large champ de vision de 210 degrés, beaucoup plus que les 110 degrés des Occulus Rift ou HTC Vive. La définition d’affichage atteint par ailleurs 2 560 x 1 440 pixels par œil. Une résolution en 5k qui met à l’amende ses principaux concurrents. Le casque est par ailleurs plus léger que l’Occulus Rift ou le HTC Vive, avec un poids avoisinant les 380 grammes.

 

Ne vous attendez pas à le dégoter sur Amazon ou à la FNAC. Le casque de StarVR n’est pas compatible avec les jeux en réalité virtuelle qu’on trouve actuellement sur le marché et son prix avoisine les 4 000 dollars, rien de moins. Avec StarVR, Acer et Starbreeze veulent miser sur cette supériorité technologique vis-à-vis de la concurrence et s’imposer sur ce nouveau marché des parcs d’attractions ou des salles d’arcades en réalité virtuelle.

Le casque STARVR

 

De Dubaï à Tokyo, les parcs de loisirs et les salles d’arcade sont le futur de la VR

Emaar Properties, Acer et Starbreeze se distinguent en choisissant de faire fonctionner ce nouvel espace sous forme de parc d’attractions, avec un prix fixe à payer à l’entrée (allant d'environ 40 à 100 euros la session) qui donne accès à l’ensemble des huit attractions en réalité virtuelle – et à d'autres jeux grandeur nature, comme un grand huit à l’intérieur.

 

"Il y a un vrai besoin pour ces expériences dans les centres commerciaux et les parcs d’attractions. C’est un besoin croissant et nous arrivons pile au bon moment pour y répondre grâce au risque que nous avons pris il y a quelques années en investissant dans ce domaine. Nous ne nous reposons plus seulement sur l’innovation, aujourd’hui nous déployons nos expériences", expliquait Bo Anderson, CEO de Starbreeze, à nos confrères de l’Usine Digitale en octobre 2017, quelques mois avant le lancement du parc.

 

Même si Acer et Starbreeze font un choix stratégique en misant sur des espaces dédiés et une technologie haut de gamme, ils ne sont pas les seuls à penser que le futur de la réalité virtuelle se trouve hors des murs du foyer. Dans les grandes villes du Japon, nombre de salles d’arcades choisissent de consacrer des espaces importants à des attractions en réalité virtuelle. SEGA a d’ailleurs signé un contrat avec StarVR pour équiper une dizaine de ses Games Center avant la fin de l’année.

 

En occident, si l’on prend l’exemple de New York, huit salles d’arcade dédiées à la réalité virtuelle se sont ouvertes au cours de quatre dernières années, comme le rapporte CNBC.

Contrairement au parc de Dubaï, celles-ci ne sont pas le fait des constructeurs de casques. On y trouve autant des HTC Vive que des Occulus Rift ou des PlayStation VR.

En France, la plupart des expériences disponibles en VR restent le fait de start-up et sont encore peu ambitieuses. 

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