Starbreeze veut passer du jeu vidéo au cinéma VR

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Starbreeze veut passer du jeu vidéo au cinéma VR
23 Octobre, 2017

L'éditeur du jeu vidéo « Payday » entend se transformer en acteur du divertissement grâce à la technologie immersive.

 

Un centre de recherche et développement dédié à la réalité virtuelle (RV) se cache au-dessus des boutiques de luxe des Champs-Elysées. Derrière les portes de cette adresse incongrue, vingt-cinq ingénieurs calibrent le gyroscope ou retravaillent les circuits électroniques du StarVR, un casque de RV dont la performance est saluée par la critique. A l'occasion, ils s'essayent au jeu vidéo en immersion, tout en poursuivant les travaux de la start-up toulousaine Infiniteye, rachetée en 2015 par la société suédoise Starbreeze.

 

Leur casque de réalité virtuelle se distingue par son champ de vision grand angle (210° contre 110° pour le reste du marché). Avec ce « nec plus ultra », Starbreeze et ses 700 salariés entendent bien profiter du marché prometteur de la réalité virtuelle pour se transformer en un acteur du divertissement plus généraliste. « Nous devons encore construire le marché mais nous avons des ambitions dans le jeu vidéo, les parcs d'attractions, le cinéma et même le marché entreprise », énumère Bo Andersson, le PDG de Starbreeze, de passage chez ses experts parisiens début octobre.

 

Du jeu vidéo au cinéma en passant par l'ingénierie

Editeur né en 1998 et connu pour son jeu « Payday » (25 millions de joueurs), Starbreeze promet à ses actionnaires de la Bourse de Stockholm de changer de dimension. Quand ses concurrents commencent tout juste à produire des « expériences RV », le Suédois a choisi de concevoir son propre matériel. Pour industrialiser le prototype d'Infiniteye, il s'est adossé au constructeur coréen Acer en créant une joint-venture dont chacun des membres détient la moitié des parts. Une première version du StarVR va « bientôt » être commercialisée auprès de salles de divertissement, indique le patron.

 

Mais les clients de l'iMax de Los Angeles et de New York peuvent déjà utiliser le produit, avant même sa sortie officielle. Prochainement, Starbreeze entend ouvrir son propre réseau de salles d'arcade spécialisées dans la réalité virtuelle. « Nous travaillons avec une douzaine de studios pour créer des contenus », assure Bo Andersson. Dans ces lieux, les clients paieront pour jouer mais aussi pour regarder des films en réalité virtuelle : les spectateurs pourront se déplacer dans une scène pour changer de point de vue.

 

La société ne précise pas le montant de ses investissements dans la réalité virtuelle mais assure qu'ils sont conséquents. Autant pour éponger immédiatement son effort financier que pour se diversifier, elle mise sur le segment professionnel. « Personne ne peut dire aujourd'hui quand explosera la réalité virtuelle pour le grand public mais des constructeurs automobiles, des agences de publicités ou des bureaux d'étude aéronautique nous contactent parce qu'ils intègrent la réalité virtuelle dans leurs méthodes de travail », se réjouit Bo Andersson.

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