Rencontre avec le fondateur de Virtuel Center

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Rencontre avec le fondateur de Virtuel Center
21 Janvier, 2019

Avec un marché estimé à près de 17,8 milliards de dollars en 2018, la réalité virtuelle se démocratise de plus en plus dans l’hexagone et se retrouve désormais dans des domaines très variés. Découvert, par le plus grand des hasards, en début d’année 2018, par Dominique Olivier, et son partenaire Christophe Aymé (un ancien basketteur professionnel recyclé commercial pendant quelques années chez Renault, rencontré par le biais d’une enseigne d’aquabiking qu’il avait monté), cette nouvelle technologie a vite séduit les deux entrepreneurs qui ont décidé de s’associer et de se lancer dans ce secteur en plein essor, avec une forte croissance de développement comme le révèle Dominique Olivier : « On est sur une nouvelle ère d’activité avec le virtuel. On avait vu quelque chose qui se faisait à l’étranger, plus précisément à Singapour, et qui marchait bien. Ce qui m’a emmené à vraiment m’intéresser à cette activité. J’ai passé six mois à bien me renseigner sur le sujet, puis par la suite, j’ai confectionné ce concept basé sur l’immersion, qui permet aux utilisateurs de rentrer dans un monde virtuel par le biais d’un jeu (simulateur de F1, jeu de guerre, jeu éducatif etc...) ».

 

"nous réalisons déjà un chiffre d’affaires d’environ 10.000€ par jour les week-ends"

Ouvert il y a seulement quelques mois dans Paris, le centre pilote de l’enseigne enregistre déjà de belles performances en terme de chiffre d’affaires, confirmant ainsi l’engouement suscité par ce secteur d’activité : « Le centre pilote est ouvert depuis deux mois et demi, et on constate déjà une très belle progression. Les gens viennent en masse les week-ends, que ça soit pour les anniversaires des enfants, ou des teams building d’entreprise. Ce qui laisse penser que le marché est actuellement en plein essor. Pour preuve, nous réalisons déjà un chiffre d’affaires d’environ 10.000€ par jour les week-ends, en ayant un taux de remplissage à moins de 30%. Si on remplissait une journée à 100%, avec trois personnes dans le magasin, on réaliserait probablement entre 4 et 5.000€ de chiffre d’affaires la journée ».

 

Désireux d’offrir aux clients une expérience VR unique, Dominique Olivier ambitionne de miser sur le e-sport (compétitions de jeux vidéo en réseau local (LAN party) ou via Internet sur consoles ou ordinateurs) pour attirer un public plus large : « Les objectifs d’avenir sont assez énormes, dans la mesure où on va miser sur le e-sport pour permettre aux utilisateurs de pouvoir se connecter à d’autres salles pour ainsi jouer en réseau au niveau national et international. On a une installation en grand compte chez Orange, qui va nous permettre d’émettre et de sortir des images en Live et donc organiser des tournois entre les différentes salles ».

 

"notre magasin peut facilement être dupliqué dans différentes villes"

Concernant les lieux d’implantation, à noter que l’enseigne cible « essentiellement des emplacements de second choix, en centre commercial ou en dehors des villes, en périphérie. Le coût d’investissement quant à lui oscille entre 200 et 500.000€, en fonction du lieu d’implantation, mais également de la surface visée, en sachant que la superficie minimum requise est de 150 m2. Cependant, le prochain centre qu’on souhaite ouvrir couvrira une superficie d’environ 400 m2, afin d’offrir à nos clients un grand air de jeux, un confort maximal qui peut contribuer à les fidéliser plus facilement ».

Avec pour objectif d’ouvrir une trentaine de centres en franchise dans les trois années à venir, afin d’asseoir une enseigne forte sur le marché, le réseau, qui a également investi dans le premier employé humanoïde baptisé Pepper (robot capable de reconnaitre un visage, de parler, d’entendre, et de se déplacer de manière autonome), est actuellement à la recherche de nouveaux entrepreneurs répondant à certains caractères : « Le profil « idéal » serait un entrepreneur âgé de 25 à 45 ans, avec l’envie de monter son affaire, tout en étant indépendant, et doté d’une bonne fibre commerciale. Je souhaite attirer des porteurs de projet qui comme moi, se disent « oui il y a un train à prendre, et j’y crois », notamment parce que les jeux d’arcade fonctionnent très bien, et que d’une manière générale le secteur du divertissement est aujourd’hui en pleine expansion. Avec le concept clé en main qu’on propose, notre magasin peut facilement être dupliqué dans différentes villes, avec une rentabilité époustouflante ».

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