Reel FX créera 400 emplois à Montréal

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Reel FX créera 400 emplois à Montréal
29 Avril, 2018
Photo: Seville Le film d'animation «Mission Dindons» («Free Birds») est l'une des premières réalisations de Reel FX.​

 

« Je ne comprends pas pourquoi il nous a fallu 25 ans avant de découvrir Montréal », a lancé avec enthousiasme le président et chef de la direction de Reel FX, Steve O’Brien, en annonçant vendredi un investissement de plus de 10 millions dans la métropole.

 

L’entreprise spécialisée en animation cinématographique et en réalité virtuelle vient ainsi ajouter une autre pierre à l’édifice de l’industrie du multimédia de Montréal. Reel FX est déjà bien implantée à Dallas et à Hollywood, mais ses studios montréalais emploieront 400 personnes d’ici trois ans et regrouperont alors environ la moitié des employés de l’ensemble de l’entreprise.

 

Installée dans l’édifice du Nordelec dans le quartier Pointe-Saint-Charles depuis le 1er mars, Reel FX compte déjà 60 employés et Steve O’Brien planifie de porter ce nombre à 200 d’ici la fin de 2018 et d’en ajouter 100 par année pour les deux années suivantes.

 

M. O’Brien a dit avoir préféré Montréal à Toronto, Vancouver et Atlanta — trois autres villes en lice pour cet investissement — d’une part en raison des avantages fiscaux qui lui étaient offerts, mais aussi et surtout en raison de l’environnement de la métropole dans le secteur des arts numériques. « L’écosystème ici est vaste. […] Le bassin de talents est énorme », a-t-il renchéri.

 

Conscient des défis que représente malgré tout le recrutement dans un contexte de pénurie de main-d’oeuvre spécialisée, il a ajouté que le choix de l’édifice du sud-ouest de Montréal reposait sur sa proximité du métro, la présence de nombreux restaurants, d’un centre d’entraînement et d’un service de garde. « L’idée, c’était de créer un environnement où les gens veulent venir travailler et c’est relié à la question du recrutement et aux façons de se donner un avantage », a confié M. O’Brien.

 

Côté fiscal, Reel FX pourra bénéficier du crédit d’impôt de 36 % sur les salaires des employés, qui est offert à toutes les entreprises de ce secteur d’activité au Québec. Le ministre de l’Emploi, François Blais, participait à l’annonce alors que son gouvernement octroie une subvention de 440 000 $ à l’entreprise pour soutenir la formation des employés. « C’est une partie uniquement des coûts de formation, qui est liée à la partie encadrement des nouveaux employés », a expliqué le ministre lors de la conférence de presse, signifiant ainsi que Reel FX assumera aussi sa part des dépenses en formation.

 

La firme américaine a d’ailleurs une tradition de formation bien implantée à ses studios de Dallas, qu’elle désigne sous le vocable d’« Université RFX », une approche qu’elle prévoit d’importer afin d’offrir à la fin de 2018 un programme similaire à Montréal. L’Université RFX offre une formation rémunérée de six mois à des finissants en arts, en illustration, en animation ou dans des disciplines connexes, au cours de laquelle ils ont l’occasion de travailler sur des projets en cours dans l’entreprise et, en fin de compte, la possibilité d’être embauchés par Reel FX.

 

Steve O’Brien a précisé que le modèle d’affaires de l’entreprise repose en grande partie sur son programme de formation. « Nous aimons mêler des gens très expérimentés avec du talent neuf », a-t-il affirmé, ajoutant que cette formule gagnante rendait « les nouveaux talents fraîchement diplômés très productifs dès le départ ».

 

MONTRÉAL CONNECTÉE À L’INTERNATIONAL

Selon une étude réalisée par le cabinet de consultants McKinsey, l’agglomération montréalaise est la septième région nord-américaine la plus connectée parmi les vingt-cinq villes nord-américaines étudiées et la troisième au sein de l’espace économique de l’est du continent.

 

C’est également la quatrième région attirant le plus d’investissements directs étrangers en valeur absolue. La Chambre de commerce du Montréal métropolitain et Montréal International ont déterminé six pistes d’action pour renforcer davantage cette internationalisation : augmenter l’efficacité et la portée des programmes d’accompagnement et de financement à l’exportation ; renforcer le maillage entre les multinationales et les PME ; assurer la compétitivité des pôles logistiques que sont les ports, aéroports, chemins de fer et réseaux routiers ; internationaliser davantage le bassin de talents ; faire rayonner l’image de marque de la métropole à l’international ; et stimuler l’exportation de services par voie numérique.

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