Marc Dorcel, le spécialiste du X, étend son empire

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Marc Dorcel, le spécialiste du X, étend son empire
13 Février, 2017

Il ouvre son cinquième magasin dédié à l'univers du X. Le groupe Dorcel, créé par Marc le père il y a 37 ans, développe sa stratégie d’expansion et confie au Parisien ses projets.

Gregory Dorcel en est devenu le patron en 2003. Le groupe qui porte son nom, et qui a été fondé par son père en’79, s'est largement diversifié avec des films, des chaînes TV, sites Internet, magazines, VOD, etc... Et depuis 2006, il a ouvert des magasins pour vendre leurs produits. C'est "la même stratégie que pour nos activités médias : avoir de beaux produits, parmi les meilleurs, et en maîtriser la distribution dans le plus bel écrin".

Quand il parle d'écrin, Grégory Dorcel évoque des magasins d'environ 300 m2 dédiés "aux divertissements glamour, haut de gamme destinés aux hommes et aux femmes", "loin de l'univers du sex-shop, interdit aux moins de 18 ans" comme il le confie au Parisien. "Aucun produit pouvant heurter la sensibilité n'est accessible au jeune public".

Pour l'instant, les cinq Dorcel store, installés dans des centres commerciaux en périphérie, sont tous situés en Bretagne, "seulement pour des raisons opérationnelles", assure Grégory Dorcel. "D'ici sept à dix ans, 35 à 40 Dorcel Store devraient ouvrir".

CAP SUR LA RÉALITÉ VIRTUELLE

Comme il l'avait annoncé en octobre 2015 à Cannes au Mipcom, le groupe Dorcel souhaite investir dans la réalité virtuelle. À l'époque, Marc Dorcel, dernier grand producteur et distributeur français de films pornos, avait présenté son premier opus tourné pour être visionné avec un casque de réalité virtuelle.

Un casque sur les oreilles, un autre devant les yeux avec un téléphone mobile pour écran, le spectateur du film de Dorcel se retrouvait dans la peau du personnage principal : un pseudo réalisateur de film X, en train de tourner une scène avec l'actrice Anna Polina, égérie du producteur. Le spectateur pouvait tourner la tête et voir ce qui se passait autour de lui : à gauche, deux filles s'embrassaient, à droite, l'infirmière avait enlevé sa tenue. En baissant les yeux, il ne voyait plus son corps mais celui de l'acteur qui, dans la réalité, avait dû tourner la séquence avec, au-dessus de la tête, une couronne de 14 caméras.

"Au bout d'une minute, vous oubliez l'endroit où vous vous trouvez", se réjouissait alors Ghislain Faribeault, vice-président de Dorcel.

L'empire du X n'a pas abandonné son projet puisqu'il compte proposer dans ses Dorcel Store des "expériences de réalité virtuelle, plongeant le spectateur, muni d'un casque spécial, dans une expérience fantasmagorique. 'A quand les parcs d'attractions ?'", ironise dans le Parisien le patron du groupe.

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