Mapbox va investir dans la l’AI, la VR et l’AR

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Mapbox va investir dans la l’AI, la VR et l’AR
28 Novembre, 2017

Mapbox, la start-up qui ambitionne de concurrencer Google Maps

La société américaine, spécialisée dans la cartographie, vient de lever 164 millions de dollars

 

Qu’elles réservent un appartement sur Airbnb, localisent leurs amis sur Snapchat ou commandent leur dîner avec DoorDash, plus de 350 millions de personnes utilisent déjà sans le savoir les cartes de Mapbox. Ces dernières années, la start-up américaine est ainsi devenue un véritable rival de Google dans ce domaine. Et elle rêve de bousculer encore davantage le géant du Web, notamment sur la navigation des voitures sans conducteur.

 

Mi-octobre, Mapbox s’est donné les moyens de ses ambitions en finalisant une importante levée de fonds, d’un montant de 164 millions de dollars (165,5 millions de francs). Cette somme, qui vient s’ajouter aux 63 millions récoltés par le passé, provient essentiellement du Vision Fund, le fonds d’investissement de 100 milliards de dollars lancé à l’initiative du groupe internet japonais Softbank. Avec ces capitaux supplémentaires, la société «change de braquet», se félicite Eric Gundersen, son fondateur et patron.

 

Lancée en 2010 à Washington, Mapbox s’est d’abord destinée aux organisations caritatives et aux agences gouvernementales américaines. Depuis, la plateforme s’est ouverte aux entreprises. Elle revendique plus de 900 000 développeurs, qui peuvent intégrer des cartes et des systèmes de navigation sur des sites internet, des applications mobiles ou des outils pour les professionnels.

 

Tarifs similaires à Google

IBM, Mastercard, National Geographic ou encore la Banque mondiale font aussi partie de ses clients. Ils sont facturés selon le trafic généré sur leurs services. Les prix affichés par Mapbox sont similaires à ceux de Google – cela ne concerne pas nécessairement les grands comptes, dont les tarifs, négociés, ne sont pas publics.

 

Pour se distinguer, la start-up mise sur ses options poussées de personnalisation, qui permettent de modifier chaque aspect graphique. Mais ses cartes, basées sur le projet libre OpenStreetMap, sont moins riches que celles de son rival. Ainsi, si elle compte des clients prestigieux, majoritairement aux Etats-Unis, Mapbox reste encore loin de Google Maps, utilisé notamment par Uber ou par les principaux sites de réservation hôtelière, comme Booking.com et Hotels.com.

 

Avec ses nouveaux moyens, Mapbox espère accélérer son développement en Europe et en Asie. Mais pas seulement. «Si ces fonds ne modifient pas les fondamentaux de notre activité, ils changent ce que nous allons pouvoir réaliser, en nous permettant de renforcer nos équipes et de bâtir plus rapidement», assure Eric Gundersen.

 

Cap sur les jeux vidéo et la voiture autonome

Dans un premier temps, la société entend ainsi investir pour concevoir de nouveaux outils destinés aux développeurs d’applications et de jeux vidéo en réalité virtuelle ou en réalité augmentée. Cette dernière technologie, popularisée l’an passé par le jeu Pokémon Go, qui utilisait Google Maps, est aujourd’hui mise en avant par Apple, Google, Facebook ou encore Snapchat.

 

Mapbox souhaite aussi se renforcer sur le marché automobile. Depuis l’an passé, Mapbox propose déjà ses cartes et son système de navigation aux constructeurs. Elle espère par la suite équiper les futurs véhicules autonomes.

 

Sa dernière levée de fonds va lui permettre «d’investir dans l’intelligence artificielle et la reconnaissance visuelle», explique son patron. Début novembre, elle a ainsi racheté la start-up biélorusse Mapdata, spécialisée dans la réalité augmentée, pour un montant tenu secret, a indiqué le site TechCrunch.

 

 

Mais la concurrence sera féroce. En plus de Google, Here (l’ancienne filiale de Nokia rachetée l’an passé par un consortium de constructeurs allemands) ou encore la start-up DeepMap partagent les mêmes ambitions.

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