Les investisseurs visent à présent la "Réalité mixte"

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Les investisseurs visent à présent la "Réalité mixte"
11 Novembre, 2016

Après trois millards de dollars dans des projets de réalité virtuelle et augmentée en 2016, les sociétés de capital-risque visent à présent la « réalité mixte », considérée comme la vraie réalité augmentée. Le point de vue de Georges Nahon, directeur d'Orange Silicon Valley.

 

C'est un signe qui ne trompe pas. Les sociétés de capital-risque ont prévu d'investir plus de 3 milliards de dollars dans la réalité augmentée (RA) et la réalité virtuelle (RV) en 2016, dont 40 % orientés vers la seule réalité augmentée. Ces deux chiffres démontrent toute la force avec laquelle poussent les acteurs de l'industrie et les sociétés de capital-risque dans cette direction. Petits ou grands, ils veulent tous participer à ce marché, qui permet de reproduire sur son smartphone ou sur un casque des sensations à 360 degrés et qui devrait générer 80 milliards de dollars de chiffre d'affaires d'ici à 2025.

Les deux réalités (RA et RV) possèdent leur identité propre. A la réalité virtuelle le divertissement et le consommateur. On en voit des applications, par exemple, dans la cinématique et le jeu vidéo. La réalité augmentée est, elle, davantage considérée par le monde de l'entreprise. Ce distinguo se complexifie un peu avec l'arrivée de la « réalité mixte » (RM), considérée comme la vraie réalité augmentée. Elle intègre en effet des dimensions de localisation, l'informatique perceptuelle, et l'interaction en temps réel, tout en combinant la qualité des images de la réalité virtuelle et les capacités holographiques de la réalité augmentée. Ainsi, en mobilisant le meilleur de l'un et de l'autre, cette réalité mixte constitue une grande opportunité et un risque diversifié pour les investisseurs. Magic Leap, spécialisé dans la réalité augmentée, illustre ce phénomène. Il a réussi à générer une traction importante, avec un financement de 1,39 milliard de dollars (le plus important jusqu'à présent pour une entreprise du secteur) et une impressionnante valorisation de 4,5 milliards. Avec 50 millions de dollars investis dans les jeux mobiles, Facebook soutiendra également ce marché.

Mais, pour transformer toutes ces belles promesses, restent deux questions en suspens : avec quels outils le grand public s'en emparera ? Et est-ce que chacune de ces branches trouvera son marché ?

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