Kalank, du jeu au business de l'AR

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Kalank, du jeu au business de l'AR
24 Janvier, 2019

Spécialisée dans la création de contenus en réalité augmentée, la start-up charentaise Kalank veut grandir dans un domaine qui offre une alternative innovante aux marques en termes de communication.

 

Fondée en 2017 à Angoulême, la start-up Kalank crée des contenus en réalité augmentée [AR] pour les marques. « Nous proposons l’expertise et la réalisation technique» , expose Baptiste Deneufbourg, président cofondateur de l'entreprise avec Adrien Carta et Juliette Ruaux.

 

Son business model est tourné vers les agences - trois, pour l’heure : Poplar au Royaume-Uni, EdgeDNA aux États-Unis et 24ttl en Russie. C'est par leur intermédiaire qu'elle trouve des projets. Parmi les plus marquants, figure la création, en 2018, d'une invitation en réalité augmentée pour Yves Saint Laurent (Royaume-Uni), pour le relancement du parfum Black Opium. Un client obtenu via Poplar. Ce positionnement n’empêche d’ailleurs pas Kalank de traiter en direct dans d'autres cas. Ainsi, elle a créé, pour le musée d’Angoulême, un filtre pour les tablettes numériques mises à disposition des visiteurs. En tout, la start-up, qui compte six personnes, a réalisé entre quinze et vingt projets depuis sa création, et a dégagé un chiffre d’affaires de 60 000 euros en 2018.

 

Le jeu vidéo pour commencer

Tout démarre en 2016, au Cnam-Enjmin, l'École nationale du jeu et des médias interactifs numériques. Baptiste Deneufbourg présente avec ses acolytes un projet de jeu en réalité augmentée devant un panel de professionnels. Parmi eux, Arte. Séduite, la chaîne propose un financement pour la pré-production de 15 000 euros… avant d’abandonner le projet, fin 2017. L’équipe se recentre alors sur autre chose. « On avait déjà quelques “touches” pour des prestations. C’était aussi une opportunité de marché », relate Baptiste Deneufbourg. Kalank livre ainsi sa première réalisation en mai 2018 : un jeu pour mobile, consistant à faire jongler un ballon virtuel avec sa tête. Puis commence la collaboration avec l'agence Poplar, trouvée comme toutes les autres dans le groupe Facebook de la communauté Spark AR, plateforme de réalité augmentée du réseau social. 

 

Un pivot dans la stratégie ? Peut-être pas le dernier. L’activité est encore émergente sur un secteur qui va se structurer. Désormais, Kalank cherche à développer des partenariats avec d’autres entreprises. Elle a ainsi mis au point, avec l'agence Lux Lingua, un filtre en réalité augmentée pour les réseaux sociaux à destination des acteurs des vins et spiritueux. Un modèle fondé sur un partage de revenus.

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