Formation : MiddleVR limite les risques, et les coûts

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Formation : MiddleVR limite les risques, et les coûts
29 Août, 2017

MiddleVR développe des infrastructures industrielles et des lignes de chemin de fer virtuelles, propices à la formation.

 

Nous sommes sur un site de détente de gaz. Le technicien de GRTgaz qui suit la formation en maintenance doit effectuer les bons gestes. Il s’agit de ne pas se tromper lors de la manipulation des manettes, valves et autres instruments de mesure, car certaines procédures se révèlent délicates. Aux abords de ces installations industrielles, la campagne environnante est verdoyante, nappée par le chant des oiseaux... Petit détail : nous ne sommes pas dans le monde réel mais dans une simulation. L’apprenant ne se trouve pas sur site. Il est simplement équipé d’un casque.

 

Développé par MiddleVR, cet outil de formation permet à GRTgaz de limiter le risque, ainsi que les coûts. Le gestionnaire de réseau de transport de gaz, qui forme plusieurs centaines d’exploitants chaque année, peut désormais s’affranchir de l’hébergement et du déplacement jusqu’à son centre de formation de Nantes. Qu’ils se trouvent à Lyon, Marseille, Lille ou Strasbourg, les collaborateurs ont accès aux mêmes cursus. En outre, ceux-ci, bien que virtuels, sont qualifiants et certifiants.

 

« La réalité virtuelle permet de simuler des erreurs ou des pannes qui seraient difficilement reproductibles dans le réel », remarque Sébastien Kuntz, ingénieur informaticien fondateur de cet acteur des applications de réalité virtuelle immersive et collaborative. Exemple de situations compliquées à mettre en œuvre dans la « vraie vie » : les opérations sur les voies ferrées qui, en plus d’être dangereuses, supposeraient de bloquer la circulation des trains. Ainsi, depuis 2001, la SNCF a-t-elle recours à la réalité virtuelle pour former les conducteurs de TGV aux procédures d’intervention en cas de problème d’aiguillage.

 

Autre usage de la réalité virtuelle, l’évaluation de l’environnement de travail du collaborateur pour prévenir les troubles musculosquelettiques. « Nous pouvons créer une chaîne de montage, l’idée étant de s’assurer qu’elle est bien conçue et qu’elle n’impactera pas la santé des collaborateurs », explique Sébastien Kuntz.

 

Concrètement, un mannequin virtuel reproduit les gestes qui doivent être effectués par l’employé. Si la posture est inconfortable, cela est signalé en rouge, et visible sur le dos ou le bras du personnage animé. Baptisé Improov3, cet outil de simulation ergonomique a notamment été adopté par la NASA. Entre autres situations, les collaborateurs de l’Agence spatiale américaine utilisent cette solution pour interagir simultanément autour du même objet en 3D. Là est une autre possibilité de la réalité virtuelle : faire travailler ensemble des équipes implantées à plusieurs milliers de kilomètres les unes des autres.

 

« Nous sommes capables de créer des salles de réunions virtuelles adaptées à chaque écosystème. D’une part, elles ont vocation à constituer une « revue de prototype » : par exemple, nous reproduisons un avion où les collaborateurs d’un groupe aéronautique peuvent circuler et ainsi détecter les problèmes de design. D’autre part, elles permettent à des équipes dispersées géographiquement de se retrouver virtuellement en un même « lieu » », détaille Sébastien Kuntz.

 

Comptant parmi ses clients des groupes comme le CNES, Renault ou encore DCNS, MiddleVR double chaque année son chiffre d’affaires depuis sa création en 2012 (aujourd’hui son volume d’affaires s’élève à 1 million d’euros et la start-up emploie 15 personnes). L’équipe de MiddleVR a régulièrement recours à ses propres outils. « Il arrive que nous conviions nos clients à des réunions commerciales virtuelles », indique le startuper. Toujours en quête d’innovation, il planche actuellement sur la technologie de réalité augmentée, type HoloLens de Microsoft.

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