De la Réalité Virtuelle pour de l'argent bien Réel

Category: 
De la Réalité Virtuelle pour de l'argent bien Réel
27 Décembre, 2016

La marque de voiture de luxe Audi a accordé des super-pouvoirs à plusieurs de ses concessionnaires. Leurs clients peuvent chausser un casque de réalité virtuelle qui leur procure une vision à rayons X afin de pouvoir voir sous les capots de la voiture leur rêve et même de voir ce à quoi cela ressemblerait de la voir garée sur la lune, à côté des cratères d'astéroïdes.

L'objectif est de rendre l'acte d'achat de sa voiture plus mémorable, et dans ce processus, de persuader plus de clients à dépenser encore plus dans l'achat d'une Audi haut de gamme. Ou, comme le dit Marcus Kühne, directeur stratégique d'Audi (AUDVF, -0.89%) de rendre l'achat de sa voiture plus émotionnel. «Lorsque le client quittera la concession à l'avenir, il devra dire:« Wow, c'était inattendu et beaucoup mieux qu'avant ».

Le test d'Audi n'est qu'un exemple. D'autres grandes entreprises comme Pepsi (PEP, + 0,12%) et Fidelity Investments utilisent la réalité virtuelle dans le but de faire de nouveaux profits, grâce à cette technologie émergente qui transporte les gens dans des mondes alternatifs ou des versions améliorées du réel. Cependant, et malgré le buzz fait sur cette technologie, de nombreuses entreprises n'osent pas se lancer véritablement dans la course, principalement en raison d'un accueil plutôt tiède il est vrai du public jusqu'à présent pour la VR.

Les ventes de casques de réalité virtuelle, nécessaires pour visionner des expériences VR se déroulant dans des environnements souvent fantastiques, sont au mieux des milieux de gamme. HTC a vendu 450 000 Vive en 2016, tandis que Facebook Oculus VR a vendu 355 000 Rift, selon SuperData Research. C'est beaucoup moins que les prévisions de certains analystes qui atteignaient des millions de ventes, les deux marques combinées.

Et la nausée parfois causée par les casques, ou leur poids, leur encombrement et même leur aspect un rien « démodé » n'aident pas au changement des mentalités.

«La VR n'est pas un produit fini, ni un travail en cours», explique Richard Gelfond, PDG de la chaîne de cinéma IMAX.

IMAX est aux portes de sa première petite entrée dans le monde de la réalité virtuelle en ouvrant quelques salles d'arcade VR en janvier 2017. Les clients qui iront dans son centre de Los Angeles, pourront regarder des films et jouer à des jeux de réalité virtuelle dans l'une des 15 salles privées insonorisées.

Une session de réalité virtuelle de sept minutes coûtera environ 10 $. À la fin de l'année prochaine, IMAX espère ouvrir plus de centres du même modèle à l'étranger.

(A propos de la vidéo: Regardez ce que Facebook est en train de faire avec la réalité virtuelle)

Au lieu de miser le « gros paquet » sur la réalité virtuelle, Gelfond adopte ainsi une approche plus mesurée et fondée sur la réaction du public. De fait, il sera en mesure de décider de la construction de plus ou moins de centres Imax VR, ou d'ajuster le prix du ticket. «Mon timing est peut-être mauvais, Mais une chose ne supporte aucun doute, le potentiel du marché VR est énorme», explique Gelfond "La question est juste de savoir quand le timing rejoindra ce potentiel."

Un bon point peut déjà être retenu au regard des résultats issus de l'expérience d'Audi. Bien qu'il soit trop tôt pour savoir si son expérience VR s'est traduite par une augmentation des ventes de voitures, Kühne a déclaré que celles des options de voiture - ces add-ons parfois coûteux – ont très largement augmenté là où la concession proposait la réalité virtuelle.

A voir aussi

VRrOOm Wechat